Conjuring 2

Conjuring 2 : notre avis sur THE film d’horreur

Après un très bon premier opus : Conjuring, les dossiers Warren, James Wan a rempilé avec Conjuring 2 : le cas Enfield, basé sur une histoire vraie. On y retrouve notre couple de chasseurs de fantômes aux prises avec un démon aussi coriace qu’effrayant.

Synopsis de Conjuring 2

Le film s’ouvre sur Ed et Lorraine Warren, dans une maison très connue pour son histoire macabre : celle d’Amityville. Mais les choses tournent mal et Lorraine décide que la chasse aux fantômes, c’est terminé et qu’ils allaient désormais vivre tranquillement loin de toutes manifestations surnaturelles, au moins pour un temps.

Mais sa résolution va bientôt partir en fumée lorsqu’en Angleterre, une famille va être l’otage d’un démon qui s’en prend particulièrement à Janet, l’une des filles du foyer. Les journalistes finissent par s’emparer de l’affaire, ce qui attire l’attention de l’église qui va commencer à s’intéresser à ce cas très particulier. L’institution demande donc de l’aide aux Warren pour qu’ils aillent observer et leur faire un rapport, afin de savoir s’ils ont affaire à un vrai cas de possession, ou si tout cela n’est qu’un canular.

Quand le classique rencontre James Wan (ou l’inverse)

James Wan est un vrai spécialiste des suites réussies, ce qui est très rare dans le monde du cinéma. Ici, il nous livre l’histoire mille fois abordée de la maison hantée et de la possession démoniaque, en respectant les codes si chers à son cœur, tout en y mettant sa touche personnelle.

La réalisation, la mise en scène et les jeux d’ombre et lumière confèrent un univers inquiétant et oppressant, malgré la situation géographique de la maison. En effet, une fois n’est pas coutume, nous sommes ici en pleine ville, dans un logement social délabré avec une mère de famille seule pour élever ses enfants.

Les bruits des voitures et la pluie incessante, loin de nous sortir de l’ambiance, contribuent au contraire à renforcer une certaine claustrophobie, le tout en restant ancré dans la réalité et la modernité. Le film est intelligemment construit, avec ses deux parties bien distinctes. La première nous permet de rencontrer cette famille démunie qui perçoit peu à peu une menace inconnue, mais bien réelle.

Leur désarroi est palpable et on entre en totale empathie pour cette femme et ses enfants. Quand arrivent les Warren en seconde partie du film, nous n’espérons ainsi qu’une chose : qu’ils les sortent de là et lavent leur honneur déjà bien entaché par les critiques des journalistes les accusant d’avoir monté de toute pièce cette histoire.

Faut-il regarder Conjuring 2 ?

James Wan frôle la critique sociale sans jamais plonger tout à fait dedans en se recentrant sur le démon perturbateur. Si le film reste classique dans son scénario, la tension et le twist final nous font frissonner jusqu’au bout, avec une mention spéciale pour les acteurs qui ont su jouer avec brio.

Pour conclure, on sent que James Wan s’inspire directement de la réalité. L’affaire Enfield a été très médiatisée, et le tour de force du réalisateur a été de nous faire douter de l’honnêteté de la famille, comme ça s’est passé à l’époque. Cela nous renvoie aussi directement à l’introduction du film dans la maison d’Amityville, qui elle aussi a été le théâtre de phénomènes étranges, mais faux.

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Mickael Zakarian

Mickael Zakarian

J'ai été bercé par le monde du cinéma depuis ma tendre enfance. Je me tourne surtout vers les films les plus anciens, mais étant très curieux, j'ose découvrir les nouveautés qui parfois me laissent sans voix.

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